mercredi 4 mars 2009

Edito.

Que c’est chouette de rencontrer des supporters lorsque nous allons en déplacement. Parmi les rencontres qui m’ont le plus marquées, évidemment Perpignan où 350 Perpignanais nous attendaient le verre à la main et nous ne savions plus où donner de la tête tant nous étions entourés, questionnés, remerciés.
… mais pas que et au-delà de ces « grands déplacements », il y a tous les plus petits à moins de 10 où nous avons toujours été accueillis par des supporters heureux de nous recevoir, saluant notre engagement pour avoir passé une nuit en voiture, en train … Nous étions 8, 10, 12 accueillis par 200, 300 supporters - ceux qui se déplacent, ceux qui ne peuvent pas le faire – tous avec la même chaleur.Là, j’ai eu envie de pousser un coup de gueule sur le devenir de notre assos.
Tout d’abord un petit historique : nous étions 14 à nous retrouver autour d’un verre et désirant créer une nouvelle assos de supporters pour renvoyer la balle à ceux qui nous reçoivent partout, en France et en Europe. Nous avions un projet qui est celui qui nous a valu l’aval sans condition de notre club : démontrer que nous savons recevoir à Paris et ce malgré la grandeur de la ville, démontrer qu’une poignée de supporters sont capables d’aller vers les autres et saluer la performance des quelques uns qui ont faire le trajet pour nous voir.… et là, je ne m’y retrouve plus vraiment. Certes c’est sympa de se retrouver entre nous pour jouer au rugby, pour boire un pot, pour aller voir un match ensemble à la Taverne mais … c’est le plus de notre esprit qui ne doit pas faire oublier nos bases, nos fondements :
- être présents au pique-nique de réception même s’il fait froid, ceux qui viennent nous voir ont encore plus froid que nous,- aller parler avec ceux qui viennent nous voir, ce n’est pas facile de se retrouver à 10 ou 15 dans un groupe de supporters peu connus et qui restent entre eux car ils s’entendent bien mais en cercle fermé,
- saluer les supporters que l’on rencontre avec un sourire et le simple mot « bienvenus » comme nous en faisons l’expérience dans la plupart de nos déplacements,
- ne pas siffler dans la tribune du Stade de France lors des pénalités et surtout veiller à ce que les amis que nous y amenons respectent scrupuleusement cette règle,
- … tout ces petits plus qui font que nous gardons l’esprit de base : recevoir ceux qui nous reçoivent avec la même chaleur et la même ouverture.Nous souhaitons véhiculer ces valeurs du rugby et je voudrais terminer par une maxime que je souhaite « à l’emporte pièce » : connaître le rugby n’est pas forcément avoir l’esprit rugby.
Dans le monde de l’Ovalie, il n'y a pas de passagers, il n'y a qu'un équipage ... que nous gardions nos valeurs collectivement, c’est ce qui me tient le plus à cœur.

Canotier.